KAGAYA

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# Posté le jeudi 26 octobre 2006 22:44

Modifié le mercredi 25 juillet 2007 08:21

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# Posté le jeudi 26 octobre 2006 22:44

Modifié le mercredi 25 juillet 2007 08:08

KAGAYA

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poésie de gérard de nerval
artémis

La Treizième revient... C'est encor la première ;
Et c'est toujours la Seule, - ou c'est le seul moment :
Car es-tu Reine, ô Toi! la première ou dernière ?
Es-tu Roi, toi le seul ou le dernier amant ? ...


Aimez qui vous aima du berceau dans la bière ;
Celle que j'aimai seul m'aime encor tendrement :
C'est la Mort - ou la Morte... Ô délice ! ô tourment !
La rose qu'elle tient, c'est la Rose trémière.

Sainte napolitaine aux mains pleines de feux,
Rose au coeur violet, fleur de sainte Gudule,
As-tu trouvé ta Croix dans le désert des cieux ?


Roses blanches, tombez ! vous insultez nos Dieux,
Tombez, fantômes blancs, de votre ciel qui brûle :
- La sainte de l'abîme est plus sainte à mes yeux !

# Posté le jeudi 26 octobre 2006 22:45

Modifié le mercredi 25 juillet 2007 09:24

KAGAYA

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poésie de esbastien lo bue
pégase


Les âmes regardent sur la terre et les cieux,
Les chenilles attendre et les papillons voler.
Et moi, au moment où expirent mes adieux,
Je souhaite le temps où j'étais contemplé.


J'ai survolé les mers, j'ai entendu Pégase,
J'ai gravi des monts, et perdu des batailles.
J'ai trouvé une plume en l'enceinte d'un vase,
Et traqué les échos d'un sabot qui trésaille.


Ô Pégase ! Aîné de la force dorée
Oiseau des cimes de l'Olympe sur les cieux
Tu naquis des rives pourpres de l'éventrée
Et constella dominant tant de demi-Dieux


Le souffle de tes ailes a répandu le vent,
Qui mugit dans les bois et guide l'océan.
Son ampleur est telle que le temps s'emprisonne,
Dans les moments figés où l'aube s'abandonne.


Mais il demeure encor les halos des étoiles
Et leurs traits scintillants demandent au grand voile
Que des pleurs couvrent le tintement de tes pas,
Et qu'elles se joignent aux cloches de ton glas ?

# Posté le jeudi 26 octobre 2006 22:46

Modifié le mercredi 25 juillet 2007 08:01

KAGAYA

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poésie de marilyne collet
phénix


Midi. Le soleil au zénith resplendit violemment
Le phénix endormi tressaille mais reste encore latent.

L'angélus résonne impuissant, n'éveillant que les morts
Les cloches semblent muettes mais grondent,
pour les humains Dieu dort.

Est-ce l'heure aux fêtes bacchiques, aux idylles ancillaires
La prière ancestrale défie ceux qui renient la mère.

L'oiseau de feu sursaute soudain, enfin de sous ses cendres
Jaillit et s'élance vers les sylves bienveillantes
et tendres.

Un souffle ténu anime les plumes du nouveau conquérant

Est-ce la brise qui séduit d'imperceptibles mouvements ?

Est-ce un sylphe invisible jouant de ses pouvoirs rebelles ?
Ou est-ce un petit ange rieur qui agite ses ailes ?

Le phénix magnifie cette force et s'élève, grandiose
Derrière les nuages livides, l'azur est tout de rose.

Les nébuleuses obscures franchies,l'oiseau oublie les heures
Il monte et monte encore dans une symphonie de couleurs.

D'un vol élégant il arpente les constellations
Les monts chauves assoupis, l'aigle pourpre chuchote à Orion

Garde ta beauté ! ne soupire pas, chasseur défunt,

Car de toutes les mânes, tu es le valeureux gardien...

L'amour te fut fatal, ainsi tu te lamentes ici,
Par le venin du scorpion lentement tu péris.

La mort rôdait sous la terre, pour toi archer de lumière...
Mon destin est la vie, mais l'amour ne me connaît guère.

Aide les hommes d'ici-bas à vénérer le grand roi

Afin qu'ils soient tous dignes de pénétrer dans l'au-delà.

Le fabuleux phénix achève son chant oraculaire

Sous les membranes d'onyx, ses yeux opalescents espèrent.

Minuit. Le grand oiseau quitte la bannière étoilée
Il rejoindra l'aurore et son brasier d'éternité.

# Posté le jeudi 26 octobre 2006 22:47

Modifié le jeudi 16 août 2007 05:07